Des universitaires, militants politiques et syndicalistes ont tenu à être présents au côté de la famille et camarades pour rendre hommage à l’universitaire, enseignant chercheur en économie de développent Fardeheb, lâchement assassiné le 26 septembre 1994 devant sa fille Amel alors qu’il s’apprêtait à rejoindre l’amphithéâtre de l’université. Il avait refusé d’abandonner ses étudiants, comme le répétait souvent le défunt à ceux qui lui demandaient de s’exiler. Au départ, l’auteur de l’initiative du club Cogitation pour la promotion de la littérature et la philosophie, avait programmé l’activité à l’ENSET pour rendre hommage à l’universitaire au sein de l’enceinte universitaire, mais la veille, les responsables reviennent sur leur décision et décident d’annuler l’hommage. L’activité a alors été délogée au siège du «Petit Lecteur». Ce mercredi, ils étaient nombreux à s’y rendre pour s’indigner de cette interdiction et aussi de rappeler l’itinéraire de l’universitaire, du chercheur, du défenseur des droits de l’Homme, du syndicaliste et de l’humaniste qu’était Abderrahmane. C’est ainsi alors, qu’après ouverture par l’organisateur Adnane, un diaporama fait de belles photos du défunt avec sa famille et ses amis a été projeté avant que la parole ne soit donnée au chercheur Hassen Remaoun et l’universitaire et compagnon Makhlouf Ameur. Avec un ton chargé et plein d’émotion, Remaoun s’est dit «outré» et «indigné » de la décision de l’interdiction au nom de ses amis universitaires et économistes qui se sont dit mobilisés pour organiser en 2014 un colloque sur la pensée et oeuvres du défunt tout en retraçant l’itinéraire du chercheur économiste qui, depuis la fin des années 60, s’est consacré à l’économie de développement et au développement de l’Algérie. Le défunt, connu pour ses pensées de l’économie solidaire, était toujours en perpétuelle remise en cause et en phase avec l’évolution de l’économie mondiale. Raison pour laquelle, il avait toujours soutenu la mise en place d’une industrie «productive» et d’une économie qui ne se reposait pas sur la rente. L’orateur nous fait voyager dans les thèses et les écrits du défunt dont bons nombres de recherches ont été publiés ici et ailleurs dans des revues spécialisées. Makhlouf Ameur avec le choix des mots en arabe, nous a fait recruter l’universitaire et le militant en concluant que le défunt était un «homme en Or». Son amie et voisine, Radia a par des mots «très simples » et pleines de convivialité et de chaleur nous a décrit ce simple homme, le jour de son assassinat et la mobilisation des femmes donnant l’alerte couvrant d’un drap le corps de l’enseignant. Ses collègues ont fait dévoiler une face peu connue de l’enseignant et du chercheur, ce côté perfectionniste et avide de savoir pour aller toujours vers l’avant et au service de son idéal l’Algérie moderne, juste et humaniste. Ses camarades du PAGS ont fait le portrait du militant discipliné à l’écoute des transformations mondiales, et engagé dans la lutte pour la justice et les causes juste, dont son combat au sein de la ligue des Droits de l’Homme. Les témoignages de Fatma Boufenik et Yousef, ses anciens étudiants ont éclairé le comportement et exigence de leur enseignant. Amel a dans son intervention remercié les présents et les organisateurs sans oublier ceux qui n’ont pu être présents, et qui ont participé par leurs témoignages et textes, Sadek Hadjeres, Abdelatif Rebah, Arab, Ghalem et Fouad Hakiki. Des textes qui relatent un long parcours de mon père, aussi bien dans sa vie universitaire, syndicale et politique. Le rendez vous est donné pour 2014 pour réhabiliter les oeuvres de feu Fardeheb que l’Algérie a perdu durant cette décennie de sang et de larmes et pour qu’il reste toujours «vivant». B. Nadir
HOMMAGE À L’ENSEIGNANT CHERCHEUR FARDEHEB ABDERRAHMANE ASSASSINÉ EN 1994 «Par ses oeuvres, il est encore vivant!»
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28 septembre 2012
Coupures de journaux