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Evaluation des performances et des contre – performances des apprenants.

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE.

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE.

 Télécharger le document :fichier doc 46.Doc.Péd.C.27 .Evaluation des performances et des contre perf

DIRECTION DE L’EDUCATION                           INSPECTION DE L’ENSEIGNEMENT

DE LA WILAYA DE BECHAR                         FONDAMENTAL – BECHAR 13 (français)

 

JOURNEES  D’ETUDE

Organisées les  15 et 16 Avril  2009

Au lycée technique de Béchar.

 

THEME : Evaluation des performances et des contre – performances des apprenants.     

 

 

I - OBJECTIF  DE  L’OPERATION  D‘EVALUATION :

 

Il s’agit de savoir où en sont les apprenants (les performances / les acquisitions) par rapport aux objectifs généraux définis (les compétences déterminées) et situer les difficultés / les insuffisances (les contre – performances).

Les deux types de compétences ciblées :

1- La compétence de communication :

- compréhension et expression orales (savoir écouter et parler),

- compréhension et expression écrites (savoir lire et écrire).

2- La compétence linguistique :

- maîtrise du fonctionnement de la phrase (vocabulaire, grammaire,

conjugaison et orthographe).

 

 

    II – RAPPEL DES  OBJECTIFS  GENERAUX :

 

1-    Objectif de l’enseignement du français au primaire :

 

«  L’enseignement du français à l’école primaire a pour but de développer chez le jeune apprenant des compétences de communication pour une interaction à l’oral (écouter/parler) et à l’écrit (lire/écrire) dans des situations scolaires adaptées à son développement cognitif.

Cet enseignement doit amener progressivement l’élève à utiliser la langue orale et écrite pour s’exprimer. Ainsi l’apprentissage de cette langue étrangère participe à la formation de l’apprenant en lui permettant l’accès à l’information et l’ouverture sur le monde ».

 

2-    Les profils de sortie :

 

Pour le cycle primaire, le profil de l’élève se traduit dans un OTI (Objectif Terminal d’Intégration). L’OTI exprime ce qui est attendu de l’élève au terme du cycle primaire.

Pour chaque année du cycle, l’OII (Objectif Intermédiaire d’Intégration) définit ce qui est attendu de l’élève au terme de l’année scolaire (fin 3°AP, fin 4°AP).

 

 

a)- Au terme de la 3°AP :

                                L’Objectif Intermédiaire d’Intégration est défini :

« Au terme de la 3°AP, mis dans une situation de communication significative, l’élève sera capable de produire un énoncé mettant en oeuvre deux actes de parole à l’oral et à l’écrit ».

 

              b)- Au terme de la 4°AP :

L’Objectif Intermédiaire d’Intégration est défini :

«  Au terme de la 4°AP, l’élève sera capable d’insérer, en respectant les paramètres de la situation de communication, sa production orale ou écrite dans un cadre textuel donné ».

 

              c)- Au terme de la 5°AP :

L’Objectif Terminal d’Intégration est défini :

«  Au terme de la 5°AP, l’élève sera capable de produire, à partir d’un support oral ou visuel (texte, image), un énoncé oral ou écrit en mettant en oeuvre les actes de parole (faits de langue fondamentaux) exigés par la situation de communication ».

 

 

 

III- ANALYSE  DES  RESULTATS  ET  DES  DONNEES :

 

Les premières impressions qui se dégagent sont les suivantes :

a)     – Le niveau communicatif et linguistique des élèves est d’une façon       générale médiocre.

b)    – Les performances des élèves en langue orale (compréhension, expression et exercices oraux) sont supérieures à leurs performances en langue écrite (compréhension, expression et exercices écrits).

c)     – En langue écrite, les capacités des élèves en compréhension sont assez développées par rapport à leurs capacités en expression (ou le plus souvent il n’est question que de restitution pure et simple).

 

3.1- LA  LECTURE  (Compréhension  écrite):

 

Sachant bien que l’acte de lire est un phénomène complexe qui exige deux opérations simultanées : une opération physiologique d’identification et de traduction des signes écrits en signes vocaux et une opération intellectuelle de passage des signes écrits et / ou vocaux à leur signification exprimée. Les élèves arrivent tant bien que mal à entreprendre la première opération de l’acte de lecture : une lecture oralisée, parfois correcte mais loin d’être courante et expressive. Quant à la compréhension de l’écrit (2° opération de l’acte   ), elle constitue un sérieux problème (un handicap à surmonter) .Ceci est dû sans aucun doute, d’une part, à la tendance de la majorité des enseignants à dissocier méthodologiquement les deux opérations citées auparavant et, d’autre part, à la pauvreté lexicale des apprenants. Apprendre à lire c’est apprendre à déchiffrer et à comprendre simultanément le SENS d’un énoncé   (phrase ou texte).

Enfin, pour conclure, on peut dire que les mécanismes de la lecture scolaire peuvent plus ou moins être maîtrisés par contre la lecture instrumentale (à fonction sociale) nécessite un enseignement / apprentissage de choc.

 

3.2- COMPREHENSION,  EXPRESSION  ORALES :

Si du point de vue didactique, on fait une distinction entre les activités de compréhension orale et les activités d’expression orale, dans la  réalité ces deux volets du code oral ont intimement liés. Le langage n’est que la manifestation extérieure de la pensée.

Au niveau de la classe, les élèves arrivent  tant bien que mal à comprendre et à restituer oralement les segments discursifs véhiculant le jargon scolaire. Les modèles discursifs présentés en classe et installés par l’effet du conditionnement (des répétitions intensives) sont souvent repris dans des énoncés élaborés par les élèves avec la collaboration de leur enseignant(e). Lorsqu’il est question de réemploi libre de ces modèles dans des contextes personnels, des hésitations pour ne pas dire des blocages surgissent.

D’une façon générale, si la compréhension des messages oraux élémentaires est plus ou moins acceptable, l’expression orale au vrai sens du terme fait défaut. On peut parler de communication ou de transmission d’informations entre un émetteur et un récepteur mais aller au point de se servir de la langue pour donner son opinion, son jugement ou exprimer ses sentiments, ceci s’avère utopique ; d’où il semble judicieux de faire une distinction entre les activités de communication et les activités d’expression, tant sur le plan didactique que dans le domaine de l’évaluation.

En dépit de la souplesse du code oral (étant donné que ce dernier tolère une certaine liberté et une certaine spontanéité au point où «  on ne parle jamais comme on écrit »), les élèves ne «  prennent la parole » que sur commande pour répondre le plus souvent par bribes de mots à la consigne du maître (ou de la maîtresse). La prise de parole autonome n’est pas monnaie courante ; ceci est dû  probablement, d’une part,  à la pauvreté des bagages linguistiques des élèves et, d’autre part,  à l’absence d’habitude ou de création de situation de communication stimulantes.

 

3.3 -  LA  PRODUCTION   ECRITE :

Sur le plan de la communication où il est généralement question d‘exercices de complétion ou de reconstitution faisant appel à la mémoire des élèves,  la restitution correcte des éléments linguistiques se fait tant bien que mal et les meilleurs textes «   produits »  témoignent beaucoup plus de la capacité de rétention des élèves que de leurs performances communicatives.

Sur le plan de l’expression, les exercices centrés sur ce volet sont rarissimes. Cependant, les sujets qui font appel à la créativité et à l’imagination des enfants aboutissent à des résultats très décevants voire même  décourageants. Certes, la recherche de l’information (sur le plan phrastique) et la planification des idées (sur le plan discursif) sont plus ou moins acceptables mais le choix du vocabulaire approprié, la construction syntaxique adéquate, l’expression temporelle, la recherche de la graphie correcte des éléments et la construction textuelle font manifestement défaut. L’échec flagrant de cette discipline est dû sans aucun doute,  d’une part,  au cloisonnement des activités de langue       ( les autres séances de la séquence ou du projet ne préparent nullement les élèves à la phase capitale qu’est la production écrite ) et,  d‘autre part,  à la mauvaise conception de la séance elle-même ( l’expression écrite est considérée comme un  simple  test d’évaluation  à la fin d’une séquence : un travail individuel sanctionné par une note et / ou une appréciation comme si les élèves savaient  déjà  écrire). Une démystification de la séance s’avère nécessaire : il faut la considérer comme une séance d’apprentissage comme les autres séances d’une séquence ou d’un projet (où l’on apprendrait aux élèves à écrire).

 

3.4 – LE  CODE  ECRIT :(Vocabulaire, grammaire, conjugaison, orthographe)

La première remarque qui s’impose concerne l’importance accordée à tort à l’installation de la compétence linguistique ( maîtrise d’un avoir, des connaissances ) au  détriment de la compétence communicative ( le Savoir – faire ) . Les élèves, d’une façon générale, exécutent convenablement les exercices centrés sur des automatismes mais lorsqu’il est question d’investissement des moyens linguistiques systématisés dans des contextes personnels, l’handicap devient manifeste. Le système du code écrit est étudié non en tant que moyen au service de la communication mais en tant que fin en soi. Les performances des élèves en vocabulaire, grammaire, conjugaison et en orthographe si meilleures  soient – elles  ne les aident nullement à construire une phrase simple et encore moins à composer un petit paragraphe.

 

 

Fait à Béchar  , le 15 / 04 / 2009.

                                                                                              L’  I .  E .   E.   .F.

                                                                                                 A.  ABBOUD        

 

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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