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L’évaluation formative des compétences.

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE.

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE.

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DIRECTION DE L’EDUCATION                           INSPECTION DE L’ENSEIGNEMENT

DE LA WILAYA DE BECHAR.                        FONDAMENTAL – BECHAR 13 (Français).

JOURNEES D’ETUDE

DU MOIS DE DECEMBRE 2008.

 

 THEME : Lévaluation  formative des compétences.

 

I – CARACTERISTIQUES :

 

1.1  DEFINITIONS :

a)     – L’évaluation pédagogique peut  être définie comme <  le processus systématique visant à déterminer dans quelle mesure les objectifs  pédagogiques sont atteints par les élèves >. (Dictionnaire de l’évaluation).

b)    – La mesure du degré de réalisation (taux  de concrétisation) des objectifs pédagogiques  déterminés.

c)     – L’appréciation des résultats obtenus : contrôle  des acquisitions et des insuffisances  et mesure du ou des écarts entre la situation nouvelle où on est arrivé (différente de la situation  initiale – de départ -) et la situation finale envisagée (Compétence ciblée : objectif intermédiaire ou terminal).

 

1.2- FONCTIONS DE L’EVALUATION :

a)- L’évaluation pronostique : (diagnostique  ou prédicative)

Elle se fait au début ( avant ) l’apprentissage .Les tests initiaux ( oraux , écrits ou         en  situation  ) évaluent  le début de la formation et nous informent sur les  pré-requis , les insuffisances  et les besoins langagiers des apprenants .

b)- L’évaluation formative :

Elle  se fait  pendant (au cours) de l’apprentissage .Elle a un caractère privé  ou personnel : il s’agit d’un dialogue particulier, une confrontation  < enseignant – élève >  ou      < élève – élève >.Elle n’est pas publique ou officielle comme l’évaluation sommative.   Elle est formative, continue et intégrée.

b.1- Formative :

Elle nous permet de :

-         savoir où l’on est dans la formation,

-         donner à l’apprenant des informations sur sa formation : le point où il est arrivé. Cette information  joue le rôle  de renforcement de la motivation chez l’apprenant,

-         déceler  et corriger les imperfections  de la  stratégie adoptée, des moyens  didactiques utilisés  ou du comportement du formateur .L’évaluation après une tâche d’apprentissage ne vise pas seulement l’élève mai aussi l ‘enseignant dans la  mesure où les résultats obtenus par les élèves seraient considérés comme le fidèle reflet de l’efficacité du formateur et prendraient ainsi un caractère de < feed – back > (rétroaction),

-         prendre des décisions : régulations, réajustements, remédiations  (sur le champ).

 

 

b. 2 – Continue :

Elle se fait au fur et à mesure de la construction du  Savoir, du Savoir-faire ou du Savoir – être : en principe  au terme de chaque tâche d’apprentissage.

-         à la fin d’un moment, d’une étape ou d’une phase d’une  activité :

Exemples : – un rappel / une révision de la séance  précédente,

- une question de contrôle après une lecture magistrale   ou  silencieuse.

- à la fin d’une  activité:

Exemples : – un résumé / une récapitulation générale,

-  un exercice  d’application,

-  une  prise de parole autonome  (impressions, point de vue, …).

- à la fin d’une séquence :

Exemple : – une expression écrite

- à la fin  d’un projet :

Exemple : – une situation d’intégration (opération de réinvestissement – bilan).

 

Les opérations d’évaluation orale ou écrite, individuelle ou collective (questions, exercices, travaux à faire,…) doivent être aussi fréquentes que possible mais de courte  durée pour ne pas réduire le temps d’enseignement / apprentissage  des élèves.

 

b. 3- Intégrée :

Elle fait partie intégrante de l’apprentissage. C’est un moment du processus de construction (d’éducation) .Elle est intimement liée à l’apprentissage car ce dernier s’articule sur les deux  volets suivants :

-         Assimilation (appropriation des enseignements par l’apprenant),

-         Evaluation ou auto-évaluation (restitution, contrôle).

 

L’évaluation peut être aussi partie intégrante de la recherche pédagogique  si l’on considère les erreurs des apprenants comme des moments obligés dans la résolution d’un problème  et non  comme   des faiblesses ou des manifestations pathologiques et si l’on se pose  des questions sur le pourquoi et sur le comment après chaque tâche d’enseignement / apprentissage .Une opération d’évaluation  peut être le point de départ de la recherche pédagogique. Pour ce faire, l’enseignant(e)  en tant que formateur aura recours à l’expérimentation pédagogique (au cours de l’apprentissage) pour confirmer ou infirmer les effets de tel ou tel procédé  ou de telle ou telle stratégie.

 

 

c)- L’évaluation sommative :

Elle se fait à la fin (après) de l’apprentissage. C’est un bilan , un moment de vérité puisqu’elle informe d’une façon officielle l’apprenant < de ce qu’il vaut > .Les tests terminaux ( compositions , examens, concours , … ) ont un caractère  officiel et nous permettent d’arriver à la certification (  prise  de décision  /  sanction ) des apprenants : passage , orientation , redoublement , exclusion , …

 

 

 

 

 II – OBJECTIFS :

 

1-     Mesurer les performances et les contre-performances des apprenants (acquisitions et insuffisances).

2-     Permettre à l’enseignant de  jeter un regard critique sur son action pédagogique pour la corriger ou l’améliorer  et d’apprécier les effets de cette action sur chaque élève  pour l’encourager, le stimuler ou l’aider (par un rattrapage).

3-     Améliorer l’apprentissage :

3. I – Par des remédiations (des décisions) :

Exemples :

- reformulation d’une question de contrôle,

- relecture d’un passage  ou du texte (lecture magistrale ou silencieuse),

- reprise  d’un moment ou d’une étape d’une activité,

-  reprise de l’activité (de la séance),

-  recours à d’autres procédés ou à  d’autres techniques explicatives,

- révision / consolidation,

- rattrapage (en cas d’un groupe restreint  de la classe).

 

3. 2 – Par la recherche d’une réadaptation continue entre l’enseignement du maître et l’apprentissage de l’élève (rectifier le tir).

 

 

III- STRATEGIE :

 

On ne peut pas parler d’évaluation sans se référer aux objectifs pédagogiques déterminés au préalable.  Plus on formule avec  clarté  et précision les objectifs à atteindre (lors de l’apprentissage) et plus l’évaluation sera faite avec justesse et justice. Pour réduire la subjectivité dans l’opération d’évaluation, l’évaluateur doit se fixer des critères  pertinents, clairs  et bien définis avant d’entamer son opération.

 

L’évaluation pédagogique formative  peut être :

-         improvisée : dans le feu de l’action (au fur et à mesure de la construction de la leçon)

-         instituée : programmée, prévue minutieusement (sur la fiche pré-pédagogique).

 

Elle  peut être aussi :

-         implicite : exemple le suivi des réactions du public (l’importance du regard  et de la vigilance  de  l’émetteur  du message   pour apprécier la réceptivité  des récepteurs),

-         explicite : en utilisant  des moyens  (procédés, outils et modalités).

 

3.1- L’OBJECTIVITE DANS L’EVALUATION :

 

L’évaluation  pédagogique  qui se veut scientifique doit tenir compte des trois critères suivants : l’objectivité, la fiabilité et la validité.

 

a)- L’objectivité :

L’enseignant(e) doit veiller à l’objectivité pendant les trois moments suivants :

 

a.1- L’objectivité de passation : Elle garantit que tous les élèves sont testés dans les mêmes conditions, fixées à l’avance.

Exemples : – indication  de la durée  de l’épreuve  (la même durée pour tous les testés),

- le lieu de l’épreuve (même lieu),

- les mêmes consignes de travail (directives, explications, commentaires, éclaircissements, …),

- utilisation des mêmes auxiliaires (livres, dictionnaire, …),

- l’ambiance naturelle ou artificielle identique pour tous les testés (ex : climatisation).

 

a .2- L’objectivité de dépouillement : Elle sera garantie  par  l’instauration, au préalable, d’un barème de notation précis et / ou d’une grille qui attribuent  un nombre de points fixés à l’avance à telle ou telle réponse acceptable, plus ou moins acceptable  ou inacceptable. Les modalités de l’évaluation devraient être établies avant même la passation des tests :

Exemples : – recensement et classement de  toutes les réponses éventuelles (possibles),

- attribution des notes  aux différentes rubriques (compréhension de l’écrit, production écrite) et aux différentes réponses par degré  d‘importance.

 

a.3- L’objectivité d’interprétation : (des résultats). Elle garantit au préalable le rapport qui devrait exister entre les notes chiffrées et les  appréciations  /  observations sans tenir compte de la personne qui a fait le travail.

Le concept d’évaluation est souvent pris pour l’idée de jugement : on confond l’évaluation   du produit d’un travail donné avec l’évaluation de la personne elle – même (celle qui a fait le travail) .C’est l’effet du halo (un aspect affectif soit positif soit négatif et qui entraîne  une influence sur la note attribuée et sur l’appréciation  donnée).

b)- La fiabilité :

Les procédés de notation traditionnelle mettent les réponses  d’un élève en rapport avec celles des autres élèves : il s’agissait d’une évaluation par comparaison d’individu à individu ou de copie à copie (travail à travail).

La démarche scientifique consiste à vérifier si le produit de l’élève correspond aux objectifs pédagogiques définis au préalable (compétences et capacités ciblées) : savoir dans quelle mesure l’apprenant testé a atteint ou non les objectifs  déterminés. Il s’agit  d’une confrontation de copie  à objectifs (modèle standard) .Certes, dans cette démarche, il peut exister des erreurs de mesure mais elles seront faibles.

 

 

c)- La validité : 

Un  test n’est valide que s’il mesure effectivement ce qu’on veut réellement  mesurer   : mesurer exclusivement les objectifs réalisés  du programme officiel. Un test valide est un test qui constitue un échantillon représentatif des objectifs  définis.

Exemple : si on se fixe comme objectif  directeur  une compétence communicative ( savoir  produire un texte explicatif ) alors que le test se penche  exclusivement sur le réemploi des notions linguistiques ( compétence linguistique ) , on peut dire que cet outil ( test ) n’est pas valide .

 

3. 2 - LES MOYENS DE  L’EVALUATION :

 

a)- Les procédés de  l’évaluation :

Voici une liste non exhaustive de quelques procédés susceptibles d’être utilisés par l’évaluateur au  cours d’une activité  de langue :

-   l’interrogation  de contrôle (à  ne pas confondre avec l’interrogation de découverte).

Exemple : – une question d’ordre générale  après une lecture silencieuse / magistrale,

-         l’utilisation du procédé deLa Martinière(P.L.M.) : les  ardoises pour  contrôler  l’acquisition  de  certains éléments,

-         le recours aux répétitions orales pour s’assurer  de l’assimilation des  modèles discursifs,

-         le rappel ou la révision (au début d’une activité),

-         les procédés de synthèse à la fin de l’activité : résumé oral  ou écrit, récapitulation générale,

-         le réinvestissement ( réemploi )  des moyens linguistiques étudiés ( actes de parole , vocabulaire, grammaire , conjugaison , orthographe , … ) dans des contextes personnels ,

-         prise de parole autonome à partir d’une situation de communication donnée,

-         impression ou point de vue  personnel.

 

b)- Les  outils de l’évaluation :

Que l’évaluation soit  en  oral , en  écrit  ou en situation , l’enseignant (e) doit se servir de certains outils ( questions , consignes, exercices , schématisation , test , …) et de certaines modalités ( critères, grille, barème, chiffres , lettres , appréciations , …)  pour mener avec objectivité son opération d’évaluation .

La construction des outils de l’évaluation doit se plier à certains  paramètres scientifiques. (Consulter  le document pédagogique : « construction d’une épreuve de français »).

 

 

                                                                                     Fait à Béchar, le 27 / 11  / 2008

L ‘  I . E . E . F .

A.  A B B O U D 

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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