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La chèvre de M°Seguin par L’Enseignante : Mme Aslaoui

Ecole : Hasni Mohamed                                                                    Année scolaire : 2010/2011.

Enseignante : Mme Aslaoui                                                              Classe : 5°AP.

fichier doc chèvre de M°Seguin- La

La chèvre de M°Seguin

    chevre1   Il y avait une fois, une chèvre blanche qui  s’appelait Blanquette. Elle vivait avec son maître M°Seguin. Un beau jour, elle voulait le quitter pour aller à la compagne car elle s’ennuyait. En chemin, elle rencontra le loup.

-          Mais voilà une chèvre perdue ! S’écrie le loup, je vais te dévorer.

-          Ne t’approche pas, méchant loup, je vais te crever le ventre avec mes cornes.

-         Oh ! Quel bon repas !  Je vais me régaler aujourd’hui ! Réplique le loup.

-         Au secours ! Aidez-moi ! Crie la chèvre.

-         Eloigne-toi de ma chèvre ! S’exclame M°Seguin qui la suivait de loin avec son fusil.

Depuis ce jour, la chèvre ne quitte plus jamais son maître.

             I.            Compréhension de l’écrit :

  1. 1.       Pourquoi la chèvre veut aller à la montagne ?
  2. 2.        Que veut le loup ?
  3. 3.        Complète par l’articulateur logique  qui convient :

Puis- D’abord – Enfin – Ensuite.

…., je me lève à 7 heures.  ……, je fais ma toilette …, je bois mon café et je

m’habille.  ..…, Je vais à l’école.

  1. 4.       Souligne les groupes de la phrase :

Le pêcheur prépare ses filets.

  1. 5.       Conjugue les verbes entre parenthèses à l’imparfait :

Tu (avoir) peur des serpents.                           Ils (être) dans la cour.

  1. 6.       Choisis le verbe qui convient :

Le mécanicien (réparent/répare) les voitures.

Nous ( buvons/ buvez) du thé.

           II.              Production écrite :

Complète le récit suivant par une situation initiale en  deux ou trois phrases.

Un jour que le moineau était en train de remuer la terre dans un champ de blé, à la recherche de petits vers, le renard surgit soudain dans la forêt et se saisit du petit oiseau.

-         Dis-moi, dit le renard, toi qui es toujours en train de chanter, pourquoi suis-je moi toujours malheureux alors que je suis le plus rusé et le plus fort ?

Le moineau demanda au renard de le lâcher afin qu’il puisse lui répondre…

Bonne chance !

Prolongement ; Lire toute l’histoire fichier pdf chevre_seguin

 

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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13 Réponses à “La chèvre de M°Seguin par L’Enseignante : Mme Aslaoui”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    La Chèvre de monsieur Seguin est une des nouvelles des Lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet. D’après Claude Gagnière, elle est clairement attribuée à son nègre littéraire, Paul Arène. D’après Roger Ripoll, éditeur des œuvres de Daudet dans la Bibliothèque de la Pléiade, l’étendue de la collaboration de Paul Arène aux Lettres est impossible à déterminer.

    Sous forme de lettre à un ami, Pierre Gringoire, c’est un apologue inspiré (d’après les dernières lignes du texte) d’une histoire populaire de Provence.

  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Résumé
    Pierre Gringoire, ami de Daudet, refuse la place de chroniqueur qu’on lui offre dans un journal parisien, et préfère rester libre de toutes contraintes. Son ami lui raconte alors l’histoire de la chèvre de monsieur Seguin. Ce dernier avait eu six chèvres, toutes mangées par le loup car elles étaient allées dans la montagne. Elle a même une aventure avec un jeune chamois à pelage noir : ils s’égarent « parmi le bois une heure ou deux ». Mais le soir tombe ; Blanquette entend la trompe de monsieur Seguin qui l’appelle, mais elle ne compte pas être de nouveau enfermée. Elle décide de rester dans la montagne, et se bat vaillamment contre le loup toute la nuit ; au lever du jour, Blanquette, épuisée par un combat inégal, finit par se laisser dévorer.

  3. Artisans de l'ombre Dit :

    Analyse
    Genre
    Plus marqué encore que dans La Légende de l’homme à la cervelle d’or, le genre semble franchement épistolaire. La lettre commence ainsi par « À M. Pierre Gringoire, poète lyrique à Paris » ; le narrateur s’adresse à son ami de nombreuses fois au cours de l’histoire, notamment après la fuite de la chèvre, ou à la fin, pour appuyer le fait que la morale lui est destinée.

    Cependant, l’apologue est plus présent. Le narrateur lance, avant de commencer le récit proprement dit : « Tu verras ce que l’on gagne à vouloir être libre », ce qui indique clairement la volonté d’enseigner quelque chose à son lecteur. L’aspect fictionnel un peu naïf, notamment du don de parole à la chèvre, fait penser à La Fontaine, célèbre pour ses apologues en forme de fables. Enfin, quelques symboles viennent donner une teinte de convention et de connivence entre auteur et lecteur ; par exemple, Blanquette est la septième chèvre de monsieur Seguin.

  4. Artisans de l'ombre Dit :

    Morale
    Il vaut parfois mieux accepter d’être soumis à des contraintes où à des règles, et pouvoir continuer à vivre en sécurité que vouloir à tous prix être libre et risquer de se faire manger comme la chèvre de monsieur Seguin. C’est un choix à faire! Être enfermé et en sécurité ou libre et en danger ?

  5. Artisans de l'ombre Dit :

    Style
    Le style est riche, car très changeant tout au long de la nouvelle. Le narrateur décrit ainsi très lyriquement et dans un langage imagé et parfumé « l’amour de petite chèvre » qu’est Blanquette, ou la montagne somptueuse qui honore sa petite visiteuse. Mais la dominante est en réalité le tragique sous-jacent. Dès le début, « Tu verras ce que l’on gagne à vouloir être libre » est suivi immédiatement de « M. Seguin n’avait jamais eu de bonheur avec ses chèvres ». Plusieurs éléments viennent rompre des situations agréables, présageant une funeste fin : Blanquette, chez son maître, regarde soudain la montagne ; après l’évasion, le narrateur dit « Nous allons voir si tu riras tout à l’heure… » ; heureuse dans la montagne, la chèvre voit le soir tomber, et « Tout à coup le vent fraîchit ». On voit ainsi une accumulation, qui tend à préparer le lecteur à la mort de la chèvre. Enfin, la succession de « Alors le loup se jeta sur la petite chèvre et la mangea. » et « Adieu, Gringoire ! », sonne comme une oraison funèbre. Le narrateur s’appuie alors sur la culture de la Provence en résumant en une phrase en provençal, l’épilogue de l’histoire, afin d’affirmer que celle-ci est véridique, et insiste sur le destin tragique de la petite chèvre, en redisant, toujours en provençal, la phrase de la mise à mort : « E piei lou matin lou loup la mangé. »

  6. Artisans de l'ombre Dit :

    Le fond de l’histoire

    Cet article ou cette section peut contenir un travail inédit ou des déclarations non vérifiées.
    Vous pouvez aider en ajoutant des références.
    Daudet a écrit que ce conte est une histoire vraie ; il faut en tenir compte, avec notamment ces remarques complémentaires.

    On peut remarquer que, dans certains manuels scolaires, au chapitre du style et sous des titres du genre : A. Daudet et le merveilleux dans La chèvre de monsieur Seguin, on cite les descriptions des paysages dans lesquels gambade la petite chèvre des ruisseaux qui l’éclaboussent au passage, les rochers qui émergent au-dessus des arbres et desquels on voit la plaine et le mas tout petit, les châtaigniers qui la caressent au passage, les campanules bleues et les digitales pourpres. Or, cette végétation n’est pas celle qu’on trouve en Provence du côté du fameux moulin que Daudet possédait à Fontvieille. Pourtant, on demande à l’élève d’admirer le pouvoir créateur de l’écrivain qui touche au féerique, au merveilleux. C’est que, de fait, l’histoire ne se passe pas en Provence. Et pourtant Daudet n’a rien inventé : le site où se passe l’histoire existe. Il est situé au pied de la montagne, à Concoules (Gard), d’où vient Daudet. Celui-ci est bien né à Nîmes mais son père est né à Concoules, exactement au hameau de La Bise-Haute, dans une maison au nom évocateur de « Heurte-Bise », bâtie sur un replat rocheux à flanc de montagne, offrant une vue sur ce qui fut la maison Seguin (il y avait une famille Seguin à Concoules) et sur l’enclos situé derrière l’église. Quant au reste du paysage, il suffit de prendre les sentiers qui montent dans la montagne, pour retrouver tout ce que décrit Daudet.

    Ce qui est advenu au père de Daudet après avoir quitté Concoules dans l’espoir de faire fortune est bien connu. Après seulement quelques années de prospérité passées à Nîmes, c’est la ruine, alors qu’Alphonse a juste neuf ans. La famille a tout perdu, précisément mangée par les « loups » des manufactures lyonnaises. Il se peut donc que La chèvre de monsieur Seguin soit une allégorie, et qu’Alphonse nous parle ici de son propre père : il choisit précisément de ne pas écrire la dernière phrase en français, ni en provençal, mais en « patois » languedocien tel qu’il se parlait et se parle encore quelquefois dans les environs.

    La Chèvre de monsieur Seguin, histoire dramatique, puise probablement sa source dans la réalité, de même que Le Petit Chose (1868) peut être vu comme l’expression du drame qui a marqué un Alphonse Daudet hanté toute sa vie par l’échec de son père.

  7. Artisans de l'ombre Dit :

    Seguin n’avait jamais eu de bonheur avec ses chèvres. Il les perdait toutes de la même façon : Un beau matin, elles cassaient leur corde, s’en allaient dans la montagne, et là-haut le loup les mangeait. Ni les caresses de leur maître, ni la peur du loup, rien ne les retenait. C’était, paraît-il, des chèvres indépendantes, voulant à tout prix le grand air et la liberté.
    Le brave M. Seguin, qui ne comprenait rien au caractère de ses bêtes, était consterné. Il disait : – C’est fini ; Les chèvres s’ennuient chez moi, je n’en garderai pas une.
    Cependant, il ne se découragea pas, et, après avoir perdu six chèvres de la même manière, il en acheta une septième ; seulement cette fois il eut soin de la prendre toute jeune, pour qu’elle s’habitue mieux à demeurer chez lui.
    Ah ! qu’elle était jolie la petite chèvre de M. Seguin. Qu’elle était jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande ! et puis docile, caressante, se laissant traire sans bouger, sans mettre son pied dans l’écuelle ; Un amour de petite chèvre.
    M. Seguin avait derrière sa maison un clos entouré d’aubépines. C’est-là qu’il mit sa nouvelle pensionnaire. Il l’attacha à un pieu au plus bel endroit du pré, en ayant soin de lui laisser beaucoup de corde, et de temps en temps il venait voir si elle était bien. La chèvre se trouvait très heureuse et broutait l’herbe de si bon coeur que M. Seguin était ravi.
    - Enfin, pensait le pauvre homme, en voilà une qui ne s’ennuiera pas chez moi !
    M. Seguin se trompait, sa chèvre s’ennuya.
    Un jour, elle se dit en regardant la montagne :
    - Comme on doit être bien là-haut ! Quel plaisir de gambader dans la bruyère, sans cette maudite longe qui vous écorche le cou… C’est bon pour l’âne ou pour le boeuf de brouter dans un clos !… Les chèvres, il leur faut du large.

  8. Artisans de l'ombre Dit :

    A partir de ce moment, l’herbe du clos lui parut fade. L’ennui lui vint. Elle maigrit ; son lait se fit rare. C’était pitié de la voir tirer tout le jour sur sa longe, la tête tournée du côté de la montagne, la narine ouverte et faisant : Mê !… tristement.
    M. Seguin s’apercevait bien que sa chèvre avait quelque chose, mais il ne savait pas ce que c’était… Un matin, comme il achevait de la traire, la chèvre se retourna et lui dit dans son patois :
    - Ecoutez, monsieur Seguin, je me languis chez vous. Laissez-moi aller dans la montagne.
    - Ah ! mon Dieu !… Elle aussi ! cria M., Seguin stupéfait.
    Et du coup, il laissa tomber son écuelle… Puis, s’asseyant dans l’herbe à côté de sa chèvre :
    - Comment, Blanquette, tu veux me quitter ? Blanquette répondit :
    - Oui, monsieur Seguin.
    - Est-ce que l’herbe te manque ici ?
    - Oh non ! monsieur Seguin.
    - Tu es peut-être attachée de trop court ; veux-tu que j’allonge la corde ?
    - Ce n’est pas la peine, monsieur Seguin.
    - Alors, qu’est-ce qu’il te faut ? Qu’est-ce que tu veux ?
    - Je veux aller dans la montagne, monsieur Seguin.
    - Mais, malheureuse, tu ne sais pas qu’il y a le loup dans la montagne… Que feras-tu quand il viendra ?…
    - Je lui donnerai des coups de corne, monsieur Seguin.
    - Le loup se moque bien de tes cornes. Il m’a mangé des biques autrement encornées que toi… Tu sais bien la vieille Renaude qui était ici l’an dernier ? une maîtresse chèvre, forte et méchante comme un bouc. Elle s’est battue avec le loup toute la nuit… puis le matin le loup l’a mangée.
    - Pécaïre ! pauvre Renaude !… – Cela ne fait rien, monsieur Seguin, laissez-moi aller dans la montagne.
    - Bonté divine ! dit M. Seguin… mais qu’est-ce qu’on leur a donc fait à mes chèvres ? Encore une que le loup va me manger… Eh bien, non… je te sauverai malgré toi, coquine, et, de peur que tu ne rompes ta corde, je vais L’enfermer dans l’étable, et tu y resteras toujours.

  9. Artisans de l'ombre Dit :

    Là-dessus, M. Seguin emporta la chèvre dans une étable toute noire, dont il ferma la porte à double tour. Malheureusement, il avait oublié la fenêtre, et à peine eut-il le dos tourné que la petite s’en alla…
    Quand elle arriva dans la montagne, ce fut un ravissement général. Jamais les vieux sapins n’avaient rien vu d’aussi joli. On la reçut comme une petite reine. Les châtaigniers se baissaient jusqu’à terre pour la caresser du bout de leurs branches. Les genêts d’or s’ouvraient sur son passage, et sentaient bon tant qu’ils pouvaient. Toute la montagne lui fit fête.
    Plus de corde. Plus de pieu… rien qui l’empêcha de gambader, de brouter à sa guise… C’est là qu’il y en avait de l’herbe ! jusque par-dessus les cornes… Et quelle herbe ! Savoureuse, fine, dentelée, faite de mille plantes… C’était bien autre chose que le gazon du clos. Et les fleurs donc !… De grandes campanules bleues, des digitales de pourpre à longs calices, toute
    une forêt de fleurs sauvages débordant de sucs capiteux !
    La chèvre blanche, à moitié ivre, se vautrait là-dedans les jambes en l’air et roulait le long des talus, pêle-mêle avec les feuilles tombées et les châtaignes… Puis, tout à coup, elle se redressait d’un bond sur ses pattes. Hop ! la voilà partie, la tête en avant, à travers les maquis et les buissières, tantôt sur un pic, tantôt au fond d’un ravin, là-haut, en bas, partout… On aurait dit qu’il y avait dix chèvres de M. Seguin dans la montagne.
    C’est qu’elle n’avait peur de rien la Blanquette !
    Elle franchissait d’un saut de grands torrents qui l’éclaboussaient, au passage, de poussière humide et d’écume. Alors, toute ruisselante, elle allait s’étendre sur quelque roche plate et se faisait sécher par le soleil… Une fois, s’avancent au bord d’un plateau, une feuille de cytise aux dents, elle aperçut en bas, tout en bas dans la plaine, la maison de M. Seguin avec le clos derrière. Cela la fit rire aux larmes.

  10. Artisans de l'ombre Dit :

    Que c’est petit ! dit-elle ; comment ai-je pu tenir là-dedans ?
    Pauvrette ! de se voir si haut perchée, elle se croyait au moins aussi grande que je monde…
    En somme, ce fut une bonne journée pour la chèvre de M. Seguin ! Vers le milieu du jour, en courant de droite et de gauche, elle tomba dans une troupe de chamois en train de croquer une lambrusque à belles dents. Notre petite coureuse en robe blanche fit sensation. On lui donna la meilleure place à la lambrusque.
    Tout à coup, le vent fraîchit. La montagne devint violette ; c’était le soir… « Déjà ! » dit la petite chèvre ; et elle s’arrêta fort étonnée.
    En bas, les champs étaient noyés de brume. Le clos de M. Seguin disparaissait dans le brouillard, et de la maisonnette on ne voyait plus que le toit avec un peu de fumée ; elle écouta les clochettes d’un troupeau qu’on ramenait, et se sentit l’âme toute triste… Un gerfaut qui rentrait la frôla de ses ailes en passant. Elle tressaillit… Puis ce fut un long hurlement dans la montagne : « Hou ! hou ! »
    Elle pensa au loup ; de tout le jour la folle n’y avait pas pensé… Au même moment, une trompe sonna bien loin dans la vallée. C’était ce bon M. Seguin qui tentait un dernier effort.
    « Hou ! hou », faisait le loup.
    « Reviens ! reviens !… » criait la trompe.
    Blanquette eut envie de rentrer ; mais, se rappelant le pieu, la corde, la haie du clos, elle pensa que maintenant elle ne pourrait plus se faire à cette vie, et qu’il valait mieux rester…
    La trompe ne sonnait plus…
    La chèvre entendit derrière elle un bruit de feuilles. Elle se retourna et vit dans l’ombre deux oreilles courtes toutes droites, avec des yeux qui reluisaient… C’était le loup.
    Enorme, immobile, assis sur son train de derrière, il était là, regardant la petite chèvre blanche et la dégustant par avance. Comme il savait bien qu’il la mangerait, le loup ne se pressait pas ; seulement, quand elle se retourna, il se mit à rire méchamment :

  11. Artisans de l'ombre Dit :

    Ha ! ha ! petite chèvre de M. Seguin ! et il passa sa grosse langue rouge sur ses babines d’amadou.
    Blanquette se sentit perdue… Un moment, en se rappelant l’histoire de la vieille Renaude, qui s’était battue toute la nuit pour être mangée le matin, elle se dit qu’il vaudrait peut-être mieux se laisser manger tout de suite ; puis, s’étant ravisée, elle tomba en garde, la tête basse et la corne en avant, comme une brave chèvre de M. Seguin qu’elle était… non pas qu’elle eût l’espoir de tuer le loup – les chèvres ne tuent pas le loup -, mais seulement pour voir si elle pourrait tenir aussi longtemps que la Renaude…
    Alors le monstre s’avança, et les petites cornes entrèrent en danse.
    Ah ! la brave chevrette ! Comme elle y allait de bon coeur ! Plus de dix fois, elle força le loup à reculer pour reprendre haleine. Pendant ces trêves d’une minute, la gourmande cueillait en hâte encore un brin de sa chère herbe, puis elle retournait au combat la bouche pleine… Cela dura toute la nuit. De temps en temps, la chèvre de M. Seguin regardait les étoiles danser dans le ciel clair, et elle se disait : « Oh ! pourvu que je tienne jusqu’à l’aube !… »
    L’une après l’autre, les étoiles s’éteignirent. Blanquette redoubla de coups de cornes, le loup de coups de dents… Une lueur pâle parut dans l’horizon… Le chant d’un coq enroué monta d’une métairie. « Enfin ! » dit la pauvre bête, qui n’attendait plus que le jour pour mourir ; et elle s’allongea par terre dans sa belle fourrure blanche toute tachée de sang…
    Alors le loup se jeta sur la petite chèvre et la mangea.

  12. Artisans de l'ombre Dit :

    La chèvre de Mr SEGUIN modernisé par Sham 3D, avec une fin moins tragique que l’originale mais conservant la morale de l’histoire

    https://www.youtube.com/watch?v=8lvxLbO2k5g

  13. Artisans de l'ombre Dit :

    TEXTE
    La chèvre et le loup
    La trompe ne sonnait plus .La chèvre entendit derrière elle un bruit de feuilles. Elle se retourna et elle vit dans l’ombre deux oreilles courtes, toutes droites, avec deux yeux luisants.
    Elle frissonna de peur parce qu’elle reconnut le loup. Enorme, immobile, il regardait la petite chèvre, il se pourléchait les babines .Quand elle l’aperçut, il se mit à rire méchamment.
    « Alphonse Daudet, la chèvre de monsieur Seguin. »
    Questions
    I. Compréhension de l’écrit. (13p)
    1. A partir du texte complète le tableau suivant :
    Le titre L’auteur La source
    ………………. ……………….. ……………………
    2. Quels sont les personnages du texte ? …………………………
    3. Pourquoi la chèvre s’est- elle retournée ? ………………………………..
    4. Qu’à-t-elle reconnu ? ………………………………………
    5. Choisis la réponse juste.
    La chèvre frissonna parce qu’elle eut peur / se sentit seule./ entendit un bruit.
    6. Retrouve dans le texte le synonyme de « regardait »
    ………………………..
    7. Donne le contraire de « immobile »
    ……………………………………….
    8. Complète le tableau suivant.
    Verbe Infinitif Groupe
    Retourna …………… ……………..
    Mit ……………… …………….
    Regardait …………….. …………….

    9. Retrouve les constituants de la phrase suivante.
    « La trompe ne sonnait plus. »
    10. Recopie les phrases en remplaçant (*) par l’un des signes suivants ( . ! ?).
    a- La chèvre a-t-elle reconnue le loup (*)
    b- Quelle énorme bête (*)
    c- Le loup rit méchamment (*)
    11. « Quand elle l’aperçut il se mit à rire. »
    Que remplace « l » dans le texte.
    II- Production écrite
    Sujet :
    En quelques lignes, imagine la suite de l’histoire du loup et la chèvre.
    - Donne une suite à la dernière action.
    - Utilise une expression pour introduire la situation finale.
    - Conjugue correctement les verbes au passé simple (lorsque tu racontes) et à imparfait
    (lorsque tu décris)
    - Vérifie ton orthographe.

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