Tout d’abord, dans le cas qui nous intéresse, le LSD correspond à la Littérature Sémo-Définitionnelle & n’a donc rien à voir avec une quelconque drogue dure. Les toxicomanes peuvent dès lors nous quitter ici.
Certes.
Mais QU’EST-CE DONC que la littérature sémo-définitionnelle, vous demandez-vous !
Une expression longue visant, d’après la simple réduction des mots à leur première lettre, à créer un jeu de mots à même de faire rire ou sourire le lecteur. Sinon… voyez par vous-même avec un exemple de mon cru, parce que je n’ai jamais été à mon aise avec la théorie : il me faut un apprentissage par exemples ; de fait je ne peux pas apprendre aux autres sans exemples, c’est bien dommage mais vous vous en contenterez.
La chair est triste, hélas ! Et j’ai lu tous les livres…
Vous avez reconnu, j’en suis sûre, ce cher Mallarmé. Sale enflure.
Chair : Peau d’âne qu’on chérit, ma grande étendue flasque
Triste : Pleurs qui dégoulinent, souillent le sol sale.
Hélas : elle s’étendit sur sa couche de bruyère.
Livres : Vent de liberté, tu tournes les pages.
A ce stade, vous devez avoir compris le principe, qui jusqu’ici est plutôt simple. Les vers ne correspondent pas entre eux, ils ne riment pas et le nombre de pieds n’est pas réfléchi du moment que le nombre de mots requis pour la suite est là.
Mais voilà, rien n’est aisé dans le domaine de la littérature ou, pire ! de la poésie oulipienne : les vers qui suivent doivent obligatoirement être des alexandrins rimés. Comme j’aime beaucoup me compliquer la vie ainsi que les rimes riches, j’ai décidé de mixer le tout. Les vers n’ont toujours pas de rapport (ou si peu…) les uns aux autres, et pour cause : un vers doit, en tout premier lieu (et donc avant la rime et l’alexandrin) DEFINIR le mot qui le précède. Voilà donc le poème sous acide final :
Peau : Tendons et muscles habillés bien chaudement
Âne : Véhicule léger gravissant les chemins
Grande : Elle est là, souveraine, tendant sa longue main
Etendue : Tendue jusqu’à l’extrême, touchant le firmament.
Pleurs : Petites gouttes d’eau de larmes, arc-en-ciel vague
Dégoulinent : Lambeaux de vie coulant à terre, nuit d’ivresse
Sol : La terre de Sienne aussi brune qu’une dague
Sale : S’empoussière aussi vite que les cris de mes fesses.
Elle : Tierce personne volant dans les hautes sphères
Couche : Cette femme de peu de foi se laissant faire
Bruyère : Dans le parfum violet des ondes bienfaisantes
Vent : Soufflant sans perdre haleine que personne n’entend
Liberté : J’écris ton nom de neige s’écoulant lentement Oui, il y a un plagiat d’Eluard =^^=
Pages : Des mots et des merveilles, plaisir de dilettante.























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10 avril 2015
Atelier d'écriture